Le futur de l’humanité semble précaire, à l’heure où le réchauffement climatique menace notre survie. Si nous ne faisons rien, la vie sur Terre deviendra bientôt impossible. Les scientifiques avancent que nous disposons de moins de 3 000 jours pour changer la donne et éviter une catastrophe climatique. Pourtant, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 16 % à l’échelle du globe depuis 2015, et cette tendance ne semble pas prête à s’inverser. Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), en 2021 des taux record d’émissions de CO2 lié aux énergies ont été mesurés, ce qui en fait la plus importante augmentation observée d’une année sur l’autre.
Avec moins de 3 000 jours pour réagir, nous pensons qu’il est crucial de rediriger les flux internationaux d’épargne vers des investissements dédiés à accélérer le passage à un système économique plus durable et mieux équilibré, et qui respectent les seuils des limites planétaires.
Les neuf limites planétaires, telles qu’elles sont définies par le Stockholm Resilience Centre, sont intimement liées et fondamentalement synergiques. À l’image d’une réaction en chaîne, si une limite est franchie, le risque de créer des dégâts aussi soudains qu’irréversibles augmente de façon considérable.
Agriculture : la course à la régénération